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CHOSE VUE : Embouteillages à n’en point finir.
Article posté le 31-07-2010
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Toute la Nationale 1 -principale route reliant la capitale à l’intérieur du pays- paralysée. Les axes de desserte et de désengorgement également. C’est le résultat d’un épouvantable embouteillage survenu à l’occasion du déplacement, par la voie terrestre, du cortège présidentiel à destination de la bourgade de Nkock, située à 27 kilomètres de la capitale. Le président Ali Bongo Ondimba a tenu personnellement à assister au lancement de la zone spéciale de développement faisant partie de ses grands chantiers. En partenariat avec Olam, un opérateur international, la localité de Nkock est appelée à recevoir des entreprises opérant dans le secteur du bois avec l’objectif de transformer le bois sur place afin de lui donner de la valeur ajoutée.
A titre de rappel, le programme présidentiel repose, à l’horizon 2025, sur trois piliers, à savoir le Gabon vert, le Gabon industriel et le Gabon des services. Tablant sur l’économie verte, il compte transformer le bois sur le plan local. Cela a fait l’objet, concrètement, d’une mesure qui provoque une vague de réactions : l’interdiction d’exporter des grumes. Du coup, les entreprises majeurs et les exploitants de coupes familiales sont montés au créneau pour crier à la mort programmée d’un secteur pourvoyeur d’emplois, le deuxième en importance derrière la Fonction publique. Si on remonte à la période coloniale, ce sont les Français qui sont majoritaires dans l’exploitation forestière au Gabon. L’histoire est riche de faits qui en disent long. L’activisme est américains, premiers à s’installer à la Mission de Baraka, sont vus d’un mauvais œil par le colonat français qui, à travers une lettre comminatoire, exhorte le ministère de la Guerre à réagir aux actions de pénétration des Allemands et, surtout, des Américains, pourtant opérant dans le commerce et les services. C’est à la suite de cette lettre que la France décide l’envoi à Libreville de missionnaires, dont le célèbre Mgr Bessieux.
Si personne ne doute de l’opportunité de l’implantation d’une zone économique, on n’a pesté contre l’engorgement des rues dans une capitale en plein chantier. Pour rallier le centre-ville par le kilomètre 8, nous sommes restés bloqués à bord d’un taxi pendant… cinquante minutes. Cela est à mettre au compte du zèle des agents de la force publique, chargés d’assurer la sécurité du cortège présidentiel. Parqués dans une station-service, l’agent n’a rien voulu entendre des chauffeurs d’une demi-douzaine de véhicules demandant de sortir, alors que le cortège était à des kilomètres de la station.
En rentrant, la pagaille était totale aux échangeurs du PK 5 et du PK 1, servant de transit entre le cœur de la capitale et la Nationale 1. Si l’agenda du chef de l’Etat prévoit ce type de voyage, il serait judicieux de choisir des jours de congé afin que la circulation ne soit pas bloquée toute une matinée.

Source : www.mazleck.info, juillet 2010.


 

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