Le directeur de publication du bimensuel privé gabonais ‘’le Temps’’, Jean Yves Ntoutoume, est incarcéré depuis le mardi 26 octobre 2010, après que soit exhumée une affaire de diffamation contre son journal, et pour laquelle son journal ne s’était pas acquitté des 10 millions de francs cfa qui étaient demandés à verser au plaignant, c’était à l’issue d’un procès remontant à 2004.
Le plaignant, Albert Méyé, ancien trésorier du parti démocratique gabonais au pouvoir, le PDG, avait porté plainte contre ‘’le Temps’’, suite à un article d’un de ses anciens journalistes, , Mathieu Ebozo’o, qui s’était intéressé à un braquage opéré au siège social de cette formation politique, et au terme duquel, les voleurs s’étaient enfui avec plusieurs dizaines de millions de francs cfa. Un acte de vandalisme qui s’était au passage soldé par la mort d’un gardien.
Cette incarcération est dénoncée par l’Ong de défense des droits de journalistes, Reporters Sans Frontière, qui demande la remise en liberté immédiate du journaliste, relevant que cet incident relance le débat sur la dépénalisation des délits de presse.
Son arrestation a été faite, à la suite de sa convocation à la police judiciaire, avant qu’il ne soit ensuite déféré au parquet, qui l’a enfin conduit à ‘’sans famille’’, un terme localement familier pour faire allusion à la prison.
Le groupe de presse ‘’Pyramid’Media’’ dont Jean Yves Ntoutoume est l’un des membres fondateurs, fait feu de tout bois en vue d’obtenir les dix millions de francs cfa exigés. Son responsable et directeur de publication du journal ‘’ Nku’u Le Messager’’, Norbert Ngoua Mézui, seule la moitié de la somme a déjà été trouvée - mercredi 27 octobre au soir-, et des efforts se poursuivent pour compléter le reliquat, et sortir Jean Yves Ntoutoume de cette affaire.
Source : www.mazleck.info, octobre 2010.